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Garder le cap même dans la tourmente

La PressePublié le 26 mars 2009
François Gougeon
La Tribune

www.lapresse.ca/la-tribune/sherbrooke/200903/26/01-840567-garder-le-cap-meme-dans-la-tourmente.php

Manon DaigneaultMalgré la crise économique, les entreprises ne peuvent négliger l'importance d'une bonne approche auprès de leurs employés. Elles doivent même raffiner le processus: c'est la meilleure façon de traverser la tempête et de se préparer pour la reprise.

Voilà en gros la façon dont la formatrice et consultante Manon Daigneault a invité, jeudi, les dirigeants et gestionnaires d'entreprises de la région à garder le cap sur leurs ressources humaines, malgré la tourmente.

Conférencière à une rencontre organisée par Emploi Québec, dans le cadre du Salon Priorité-Emploi débutant vendredi, Mme Daigneault a présenté une recette en différents points pour garder la motivation des employés. Au bout du compte, c'est de pouvoir compter sur des ressources humaines plus heureuses dans leur milieu de travail et forcément plus productives.

Pour développer des éléments d'intégrité, d'accomplissement, d'influence, de valorisation et d'appartenance, tel que montré dans son diaporama, cela doit se traduire par différents gestes, souvent très simples. «Les petits bonjour et merci, mais prononcés de façon bien sentie, c'est un témoignage de considération gratuit qui peut faire la différence dans une journée de travail», a illustré Mme Daigneault.

Si le respect mutuel est fondamental dans des relations de travail, d'autres attitudes permettent d'obtenir la loyauté et l'adhésion des employés: agir dans la transparence, travailler en coresponsabilité des actions à prendre, être clair dans le choix des valeurs à partager, amener les gens à s'impliquer, stimuler la formation, notamment. Sur ce dernier point, Manon Daigneault a soumis que c'est d'actualité depuis longtemps et a même cité l'ancien président étasunien Abraham Lincoln: «Si vous trouvez que la formation coûte cher, essayez l'ignorance.»

Signalant que les entreprises doivent tenir compte de l'évolution de la société et des mentalités, la spécialiste en ressources humaines a précisé qu'il ne faut pas oublier la dimension affective des gens. «Les entreprises qui ont la cote chez les employés ne sont pas juste celles qui misent sur le développement et les défis d'apprentissage et qui démontrent un climat de travail agréable et stimulant. Il faut le troisième élément qui consiste à se soucier de l'équilibre entre la vie professionnelle et personnelle des personnes», a fait valoir Mme Daigneault.

En fait, dans son approche qui se veut «la psychologie du gros bon sens et la sensibilité des entreprises à l'impact de leurs décisions», l'équilibre joue un grand rôle.

«Il faut qu'une entreprise sache manoeuvrer adéquatement entre l'impératif de faire des profits et la façon de traiter son monde. La manière dont on s'est occupé des ressources humaines il y a 15 ou 20 ans est dépassée. Il faut suivre l'évolution et les résultats qu'une entreprise veut atteindre sont en lien avec le climat qu'elles vont créer. Et c'est vrai partout, même dans les Forces (armées canadiennes) qui révisent ses façons de faire pour recruter des candidats», a aussi confié Manon Daigneault.

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